
Les intolérances alimentaires sont totalement différentes des allergies à certains aliments.
L’allergie provoque une éruption, des gonflements et une sensation de chaleur avec risque d’œdème de Quincke (gonflement de la gorge), lors de la prise de l’aliment vis à vis duquel l’individu est allergique.
Les intolérances alimentaires par contre, s’accompagnent de troubles digestifs du type : ballonnement,
gargouillement, flatulence (gaz), diarrhées, constipation.
Les patients consultent des spécialistes qui vont réaliser des examens techniques qui se révèlent souvent normaux.
Ils en déduisent que le problème du patient n’est pas organique et est plutôt psychologique. Ainsi, apparaît
le diagnostic de « colon spastique », de « colon fonctionnel », de « colon irritable » ou
de « dystonie neurovégétative ».
Pourtant le tableau d’intolérances alimentaires existe et est réellement fonctionnel.
Nous allons tenter de vous l’expliquer simplement :
Normalement, la paroi du tube digestif laisse passer dans le sang, certaines protéines alimentaires.
Dans certaines circonstances, il peut apparaître une perméabilité accrue de la paroi intestinale
qui a pour effet de laisser pénétrer dans le sang, des protéines alimentaires indésirables.
Dans la circulation sanguine, ces dernières sont alors considérées comme étrangères et déclenchent à ce
titre, une réaction immunitaire qui peut attaquer un ou plusieurs tissus :
Cet état d’hyperimmunité constant peut se dérégler et faire apparaître des anticorps contre ses propres tissus. Il apparaît ainsi, des maladies autoimmunes pouvant toucher la thyroïde (thyroïdite d’Hashimoto), la peau (lupus érythémateux), les muscles (polymyosite) …
Enfin, l’immunité, c’est comme un pays en guerre. Elle ne peut pas se battre sur tous les fronts, en même temps.
Par conséquent, lorsque l’intestin est continuellement attaqué par les lymphocytes de l’immunité (globules
blancs), certaines zones du corps se trouvent non protégées contre les agresseurs bactériens.
Ainsi apparaît :
